Traditions dans la société japonaise: le ballet des retardataires

le ballet des retardataires

Maïa débarque à Tokyo après avoir obtenu une bourse d’étude du Taïko, instrument traditionnel japonais. C’est son premier voyage loin de chez elle. Très vite, elle est plongée dans les traditions de l’école. Les règles sont strictes, et aucun retard n’est permis.

Un apprentissage long et méthodique

Au côté du maître Takeshi, elle va apprendre, puis parfaire sa technique du taïko, tambour japonais. Des heures et des heures à taper au rythme imposé par le maître. Les bras sont douloureux, il fait chaud, et cette torture dure des heures dans les caves de l’école.

Tel des métronomes, l’ensemble des élèves va se conformer à un rythme, à des codes. Personne ne parle. Un signe de la tête du Maître et on se prépare à jouer. Jamais un rictus, jamais un mot d’encouragement. Le doute comme motivation, la douleur pour te rappeler que l’on obtient jamais rien sans effort.

Et puis, au fur et à mesure des efforts consentis, la reconnaissance … c’est le jour de jouer « le Grand morceau » devant Takeshi.

A la fin, il y a la poésie et l’attachement

A côté de cet apprentissage strict et respectueux des règles d’être un bon élève, Maïa va nouer un lien fort avec sa logeuse , Fumiko-San. Elles développeront un langage propre à elle, dénué de tout antagonisme.

Grâce à elle, Maïa Aboueleze va découvrir d’autres pans du patrimoine japonais : les combats de sumo, le kabuki , les bains. On partira se promener en plein coeur du Ueno, le plus grand parc de Tokyo.

Et puis, de manière naïve et poétique, elle nous fera découvrir bien d’autres particularismes japonais, comme les toilettes, ce grand moment de solitude connu de tous les touristes. Et nous nous surprendrons à rire.

Malgré la barrière de la langue, malgré l’intensité des cours, l’exigence de Takeshi, et ce profond sentiment de ne pas satisfaire les attentes du maître, Maïa va commencer à nouer des liens forts et s’attacher.

Maïa nous transporte bien au-delà des coutumes; elle nous transporte au coeur des traditions japonaises.


Il se dégage beaucoup de poésie dans ce livre et la magie du Japon y est forcément pour quelque chose. On ne revient jamais indemme de son séjour au Japon. Maïa Aboueleze nous raconte pourquoi.

Un livre sur les traditions et l’art de vivre japonais; un choc des cultures, un autre apprentissage de la vie. Ce livre parlera à tous les amoureux du Japon car vous retrouverez ces sensations oubliées mais à jamais imprégnées. Pour les autres, nul doute que vous tomberez sous le charme et que vous serez tentés de prendre votre billet pour Tokyo.

Mon p’tit Kiosk a aimé

Note : 5 sur 5.


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