Les aveugles , en attente du jugement dernier


Jeudi soir, j’attendais avec impatience de voir les aveugles, pièce écrite par Maurice Maeterlinck et mise en scène pour l’occasion par Josse De Pauw. Les comédiens, pardon, les chanteurs venus tout droit de Gand, nous ont proposés une interprétation assez religieuse du texte, image qu’avait laissée entrevoir l’auteur dans ses écrits et le nombre de protagonistes.

NOus sommes tous devenus aveugles

On est loin de l’île et de la forêt septentrionale de base, pour autant, j’ai beaucoup aimé le décor, qui donner vraiment cette dimension religieuse à la pièce. L’histoire commence donc avec l’arrivée d’un groupe d’aveugles errant sur une île et trouvant refuge sur un grand rocher. Abandonné par leur guide, ils sont perdus, inquiets.

Quel espoir reste-t-il ?

Ici, Josse De Pauw a préféré aborder un problème contemporain de notre société, un malaise plus profond. En abordant, l’errance et la cécité, il met en exergue une société perdue, sans guide, laissée en proie à ses angoisses, ses peurs, et ses incertitudes.  

Alors qu’ils se consument de peur, Joss De Pauw prend la parole pour un monologue assez percutant. Il y aborde l’amour, la mort, l’espoir de trouver un guide :

« Y a-t-il encore de la lumière ?
Nous sommes tous autour de toi »

Les aveugles

Une interprétation qui ne laisse aucun suspens quant à l’issue. Et pourtant, en filigrane, le metteur en scène aborde un tout autre sujet que celui de la mort. Il traite de la perte de nos repères, de la perte de confiance dans le guide. Il porte un regard lucide et nous éclaire sur notre société.


Le texte de Maeterlinck est vraiment magnifique et l’interprétation réussie. J’ai pris beaucoup de plaisir. La danseuse, les chanteurs et Josse De Pauw ont été parfaits.

J’avoue néanmoins, avoir trouvé la pièce un peu longue. Et, j’ai regretté la durée des chants. Je trouvais qu’ils auraient gagnés à être entrecoupés encore plus par les paroles non chantées du jeune aveugle.

Par contre, un énorme bémol : demandez votre place en hauteur et à gauche, car pour ce qui est des sous-titres, ils étaient masqués la plupart du temps par le déplacement des acteurs. C’est vraiment dommage surtout quand Josse De Pauw s’exprime en néerlandais.



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