Wiels vous s’offre à ciel ouvert avec la nouvelle exposition: Open Skies

Nous sommes Dimanche, nous avons changé d’heure, et au programme, j’ai prévu de me rendre au Wiels. C’est une ancienne brasserie, transformée en centre d’art contemporain. L’idée est de promouvoir des pratiques émergentes. Ici, les artistes jouent avec la technologie digitale et les codes. Ils posent ainsi la question de la frontière de ce qui est de l’ordre du public et du privé. Est-il encore possible de la distinguer …Lire la suite

L’exposition se tient au 3e étage du Wiels, et elle est composée de 5 espaces que se partagent Toon Fibbe, Jelena Vanoberbeek, Emmanuel Van Der Auwera, Leander Schönweger, Luiza Crosman et Naïmé Perrette.

La place de l’image dans notre société

Ces jeunes artistes installés à Bruxelles, ils posent la question : l’espace privé existe-t-il toujours ?

En effet, avec les nouvelles technologies, on s’expose, on nous expose pour des motivations plus ou moins justifiées comme le besoin de contrôle. Où est la sphère de l’intimité ? Ne l’avons-nous pas abandonnée au profit de l’image, pour des raisons de vanité, de cupidité ou encore de contrôle? En d’autres termes, sommes-nous encore authentiques face à l’image ?

Lorsque l’on arrive dans la première salle, une grande installation de Toon Fibbe, très bruyante d’ailleurs, nous propose 4 scènes dans laquelle on retrouve la vie d’un trader. L’idée est de montrer l’évolution de ce jeune homme aux prises avec son image et celle de son milieu.

Par contre, dans les salles suivantes, nous nous arrêtons sur une installation de Jelena Vanoberbeek. Ici, une femme vante les vertus de son corps dans une pause suggestive. Elle nous interpelle alors sur l’image et son interprétation. Au dos, des expressions reprennent l’ idée qu’avec un texte, on peut faire dire n’importe quoi aux images, même les plus absurdes.

Y-a-t-il une limite ?

En fin d’exposition, on retrouve l’installation d’Emmanuel Van Der Auwera. Dans une des salles du Wiels, il joue avec des miroirs, nous renvoyant au sentiment de voyeurisme. Caché derière notre téléobjectif, ou notre téléphone il nous donne une place de choix à la traque des personnes publiques, inconnues ou en vue.

Au début, on est amusés par le jeu des miroirs et puis très vite, on se sent mal à l’aise. Autre fait intéressant, ce sont les différents angles que nous offre l’installation. Là encore, nous sommes interpellés par la notion de prisme et de hauteur que l’on est capable de prendre par rapport à l’image.

Ces 3 oeuvres m’ont particulièrement intéressées, car elle pose la question de notre liberté d’expression, de notre intimité, de ce qui relève de la sphère privée et de la sphère publique. Je me suis moins arrêtée sur le reste des oeuvres, car elles me parlaient moins. Pour autant, je voulais citer ces artistes pour rendre hommage à leur travail.

Pour conclure, un fait amusant dans l’exposition, c’est cette grande porte en bois. C’est assez déconcertant, car au début, je me suis demandée si elle faisait partie des murs, ou de l’exposition.



VOIR AUSSI

Italie

Archives

Tous droits réservés
Mon p’tit kiosk©2019

Laisser un commentaire